L'ART DE L'ÉGOÏNE

L'art séculaire qui consiste à faire chanter l'égoïne, mieux connue sous le nom de scie musicale, nous est encore obscur quant-à son origine. On peut imaginer que dès l'utilisation des premières scies, leurs curieuses propriétés sonores furent remarquées.

Grâce à mon père, qui en connaissait les rudiments, j'ai commencé à jouer très tôt de cet instrument. Plus tard, j'ai souvent dû bricoler toutes sortes de systèmes pour amplifier le son délicat de l'égoïne afin de l'intégrer aux orchestres et cela n'a pas toujours été facile, je vous jure. Sans compter que cet instrument est encore perçu comme un machin extra-terrestre !

Cependant, à la base ce n'est pas très compliqué à apprendre : habituellement, il me faut environs quinze minutes pour en enseigner les principes fondamentaux à un néophyte.

Je tenterai donc de tracer ici les grandes lignes de cette technique en trois principes simples, soit la position de l'égoïne et de l'archet, la répartition des notes et, finalement, l'altération du son via des effets naturels.

Pour les mordus, vous trouverez une section complètement consacrée à l'histoire de la scie musicale ainsi qu'une page de liens utiles destinés à vous guider dans vos recherches ou vos achats.

Vous avez des questions spécifiques à propos de cet instrument qui ne manque pas de mordant, n'hésitez-pas à me contacter.

Avant de commencer, il est nécessaire de se procurer un bon attirail tel que décrit ci-dessous.

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Position

Notes

Effets

Histoire

Liens

Pour débuter il faut :

1) Une scie propre, exempte de rouille, de longueur moyenne (26"/10) et si possible avec un manche en bois vissé. Une scie de charpentier fera parfaitement l'affaire.

2) Un archet, de préférence pour contrebasse (il y en a de très bons et économiques en plastique, idéal pour débuter).

3) De l'arcanson (de la colophane) pour apprêter les crins de l'archet et le dos de l'égoïne.

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